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  • Géraldine Caron

Aidant & Intrapreneur : même combat !


Je suis ravie de démarrer ce début d’année avec cet article concernant ces deux sujets qui me sont chers : l’aidance et l’intrapreneuriat.


J’ai eu la chance de rencontrer Sigrid Roger Jaud de Okoté2 et du podcast Plan Aidants par différents réseaux en commun et lorsqu’elle m’a proposé, il y a plus d’un an, de participer à son podcast, dont l’objectif est de donner la parole aux aidants pour dédramatiser et sensibiliser la société à cette thématique, je ne me sentais pas prête, pas légitime (syndrome de l’imposteur). J’ai compris que j’avais besoin de passer différentes étapes après avoir vécu l’expérience : laisser décanter, digérer et l’assimiler pour la partager au mieux ; alors lorsque nous avons re échangé dernièrement sur ce sujet, j’ai, tout de suite, vu le lien avec mon activité de développement des talents et j’ai dit go !


Merci Sigrid.


Aidant & Intrapreneur : des points communs insoupçonnés


Cela ne paraît pas évident à première vue mais l’aidant et l’intrapreneur ont de véritables points communs.


Point commun n°1 :

deux mots inconnus avec un besoin de sensibilisation



En France, les aidants sont entre 8 et 11 millions à soutenir un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Alors, même si ce mot commence à être connu et notamment avec la création, dernièrement, du congé proche aidant indemnisé ; il est encore à expliquer afin de devenir un sujet central pour les RH au vu du nombre grandissant de collaborateurs concernés.


L’intrapreneuriat est, quant à lui, encore bien méconnu malgré ses enjeux en termes d’innovation, transformation organisationnelle et développement des compétences pour les entreprises.



Point commun n°2 :

Des expériences réalisées en parallèle de son activité


Le parcours d’aidant peut être estimé, à tort, par l’aidant et l’employeur comme un parcours stigmatisant, un frein à l’évolution de carrière car il est tabou de montrer ses vulnérabilités dans le monde du travail. La grande majorité d’entre eux préfèrent ne rien dire. « Les études montrent que les aidants n’informent pas leur employeur dans 82 % des cas ». Afin d'en faire un atout pour sa carrière, il est important de libérer la parole, de valoriser cette expérience et d’en être fier.


Dans l’intrapreneuriat, le collaborateur développe son idée en projet en plus de son métier, soit de façon informelle, en « perruque », soit dans le cadre d’un dispositif dédié avec un détachement progressif. Souvent isolé, l’intrapreneur peut se sentir incompris et non reconnu comme tel par ses collègues, sa hiérarchie, son entreprise.


Point commun n°3 :

Des compétences à haute valeur ajoutée pour l’entreprise



Tout comme l’intrapreneur, l’aidant développe des savoirs faire et des soft skills tout à fait transférables dans le monde de l’entreprise et qui méritent d'être valorisés dans le cadre de la vie professionnelle.


Savoir-faire :

  • Capacité à apprendre : être aidant, c’est apprendre dans tout ce qui est juridique, administratif, aide sociale mais, aussi, dans la santé avec des termes médicaux et des aptitudes sanitaires et infirmiers,

  • Capacité à prendre des décisions rapidement : être aidant, c’est savoir prendre des décisions rapidement pour améliorer la situation de l’aidé car les symptômes n’attendent pas,

  • Problem solver : être aidant, c’est se débrouiller pour trouver des solutions et gérer les imprévus, qui arrivent très souvent,

  • Capacité d’organisation : être aidant, c’est faire preuve d’une grande organisation pour gérer vie de famille/vie pro et vie d’aidant, gérer les interventions au domicile de votre proche, les absences non prévues, les rendez-vous médicaux et les urgences, l’intervention au quotidien (pour les courses, les repas et le ménage) et d’autant plus lorsqu’il y a distance géographique (en moyenne, 226 km séparent l'aidant de son aidé),

  • Coordination de projets : l’aidant est le chef d’orchestre d’une équipe d’intervenants entre les personnels de santé (infirmière à domicile/HAD, aide soignante, auxiliaire de vie, kiné, ergonome...) mais aussi assistante sociale, sécurité sociale, mutuelle de santé,

  • Finance : l’aidant s’occupe, aussi, des aspects financiers, entre les aides allouées selon le niveau de dépendance et le financement des différents intervenants, la réalisation des travaux d’adaptation du domicile, le paiement des charges courantes et les frais du quotidien et de façon d’autant plus rigoureuse si l’aidant est, lui-même, le tuteur/curateur.

Soft skills :

  • Patience : l’aidant doit apprendre à vivre au rythme de l’aidé, sur un rythme différent de son propre rythme effréné de vie active,

  • Adaptabilité : switcher entre sa vie de salarié, sa vie familiale et sa vie d’aidant avec le monde hospitalier demande une réelle capacité d’adaptabilité et d’agilité et d’autant plus lorsque ces 3 vies se mélangent dans une même journée,

  • Créativité : l’aidant doit imaginer des solutions pour concilier au mieux ces 3 vies

  • Lâcher prise : l’aidant doit apprendre à vivre l’instant présent avec des moments de qualité et accepter de ne pas avoir d’explication sur le pourquoi de la maladie,

  • Empathie et intelligence émotionnelle : l’aidant apporte son soutien moral et affectif mais aussi doit comprendre les émotions ressenties ainsi que les siennes pour mieux les gérer et ne pas s’oublier.

  • Résilience : il s’agit là de tout l’enjeu de cette expérience, la capacité à faire face à l’adversité et à rebondir pour se transformer et se développer.

Ces compétences sont celles que j’ai acquises mais ne sont pas exhaustives et sont propres à chaque histoire et chaque expérience rencontrée.


Comment transférer les compétences acquises en entreprise ?


Je rêve de voir inscrire l’expérience « aidant » dans un CV sans jugement comme on le fait pour du bénévolat.

Les compétences développées de l’intrapreneur ou de l’aidant, sont des compétences utiles pour les entreprises et d’autant plus dans ce contexte de crise et d’incertitude, où l’on parle d’entreprise résiliente et qui doit laisser la place à la singularité, aux profils plus agiles qui bougent, testent et analysent et aux entreprises apprenantes. Ces couteaux suisses sont donc, de formidables atouts pour les entreprises et doivent être identifiés comme des talents.


Je rêve de voir inscrire l’expérience « aidant » dans un CV sans jugement comme on le fait pour du bénévolat car l’entreprise à tout à y gagner !


Ma mission est de révéler ces talents et d’en faire des réels vecteurs de changement, alors si vous souhaitez capitaliser sur vos compétences internes, je me ferai un plaisir de vous accompagner que ce soit sur un poste ou dans le cadre d'une mission.


Pour en savoir plus et écouter l’épisode du podcast Plan Aidants,

🎧 c'est ici : https://bit.ly/36ErmF5

🎧 ou sur votre plateforme préférée : https://bit.ly/2YFI5DB


Nous évoquerons avec Sigrid :

  • Nos points communs : salariée aidantes de nos mamans et intrapreneurs

  • Nos définitions de l’intrapreneuriat et les points communs avec l’aidance

  • Mes compétences développées

  • L’importance de la valorisation de ces compétences en entreprise

  • Ma mission


Je vous souhaite une bonne écoute !